Le Nifās, l'Istiḥāḍa et le ḥayḍ interrompu
Le saignement post-partum et le saignement non menstruel, et le statut de la femme dont le ḥayḍ est réuni (al-mulaffaqa) : ce qui compte comme nifās et ḥayḍ, et ce qui compte comme istiḥāḍa
Principe fondamental
Le nifās est comme le ḥayḍ : lorsque le sang s'arrête, la femme devient pure, fait le ghusl et reprend la prière. Le sang du nifās n'a pas de limite fixe à sa fin, mais l'usage est de quarante jours et son maximum est de soixante ; ce qui dépasse relève de l'istiḥāḍa. Et la mustaḥāḍa — dont le sang a continué après l'achèvement de son ḥayḍ, avec ou sans talfīq — est, en principe, pure.
Pourquoi c'est important
Cette question n'est pas excusée par l'ignorance : dès que le sang du nifās s'arrête, le ghusl et la prière deviennent obligatoires et ce qui a été manqué doit être rattrapé. Il faut donc distinguer le sang du nifās de l'istiḥāḍa, pour que la femme sache quand faire le ghusl et prier, et quand elle peut jeûner et faire le ṭawāf.
Leçon
Le nifās (saignement post-partum)
- Linguistiquement, *nifās* signifie l'accouchement. Techniquement, c'est un sang (ou une sécrétion jaune ou trouble) qui sort de la voie antérieure avec l'accouchement ou après lui ; la femme dans cet état s'appelle *nafsāʾ*. - Le minimum du nifās est comme le ḥayḍ : la quantité d'une seule giclée, et il n'y a pas de divergence sur le fait qu'elle fasse le ghusl. - Il n'y a pas de limite fixe à sa fin, mais l'usage est qu'il dure quarante jours. - Si le sang s'arrête, elle devient pure, et la prière et le ghusl deviennent obligatoires pour elle. Cette question n'est pas excusée par l'ignorance, et ce qui a été manqué doit être rattrapé. - Le maximum du nifās est de soixante jours ; ce qui le dépasse relève de l'istiḥāḍa.
L'istiḥāḍa (saignement non menstruel)
- La mustaḥāḍa est celle dont sort le sang de l'istiḥāḍa : celle dont le sang a continué après l'achèvement de son ḥayḍ — avec talfīq ou sans talfīq. - En principe, cette mustaḥāḍa est pure : elle jeûne, fait le ṭawāf, prie, et peut être approchée (son mari peut venir à elle).
Al-malaffaqa (le ḥayḍ interrompu)
- La malaffaqa est une femme dont l'habitude est de huit jours. - Le sang menstruel est sorti et est resté cinq jours (ḥayḍ). - Puis elle a été pure quatre jours (cela ne s'appelle pas une pureté complète, elle doit donc faire le ghusl pour la prière). - Puis le sang est revenu six jours, les jours de sang deviennent donc 5 + 6 = 11 jours, ce qui est son ḥayḍ maximal. - Puis elle a été pure trois jours. - Puis le sang est venu deux jours, et ce sont de l'istiḥāḍa. - Au total, elle a treize jours durant lesquels le sang sort : onze jours sont son ḥayḍ, et deux jours sont de l'istiḥāḍa.
Points clés
- 1
Nifās : un sang (ou une sécrétion jaune ou trouble) sortant de la voie antérieure avec l'accouchement ou après lui ; la femme dans cet état s'appelle nafsāʾ
- 2
Lorsque le sang du nifās s'arrête, elle devient pure ; la prière et le ghusl sont obligatoires, cela n'est pas excusé par l'ignorance, et ce qui a été manqué doit être rattrapé
- 3
Le maximum du nifās est de soixante jours ; ce qui le dépasse relève de l'istiḥāḍa
- 4
La mustaḥāḍa — dont le sang a continué après l'achèvement de son ḥayḍ — est en principe pure : elle jeûne, fait le ṭawāf, prie et peut être approchée
- 5
Al-malaffaqa : une femme dont le ḥayḍ est réuni ; son exemple : habitude de 8 jours, son ḥayḍ fut de 11 jours et son istiḥāḍa de deux jours
Termes
النفاس
nifās
Sang (ou sécrétion jaune ou trouble) sortant de la voie antérieure avec l'accouchement ou après lui
نفساء
nafsāʾ
La femme en état de nifās
الاستحاضة
istiḥāḍa
Sang qui continue après l'achèvement du ḥayḍ — avec ou sans talfīq
المستحاضة
al-mustaḥāḍa
La femme dont sort le sang de l'istiḥāḍa ; elle est en principe pure
الملفقة
al-malaffaqa
La femme dont le ḥayḍ est réuni : le sang s'arrête puis revient, les jours sont alors joints ensemble
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